| L'avenir du disque dur : plateau rectangulaire et têtes par millions ? |
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| Stockage des données - Technologies en développement |
| Par Jean-Baptiste Faure |
| Samedi 20 juin 2009 - 11:03 |
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Le "disque dur rectangulaire" de DataSlide, ou Hard Rectangular Drive (HRD), ne fait pas appel à des têtes de lecture/écriture qui se déplacent au-dessus de la surface en rotation d'un plateau circulaire d'un disque dur traditionnel. Au lieu de cela, un réseau bidimensionnel ultra-fin de millions de têtes de lecture/écriture, dont 64 opérant en parallèle, est positionné en dessous et au-dessus d'un média d'enregistrement double face de forme rectangulaire oscillant très rapidement grâce à un actuateur piézoélectrique. Le HRD affiche des performances ahurissantes : 160 000 IOPS (Input/Output Operations Per Second) et un taux de transfert de 500 Mo/s, en lecture comme en écriture. La vitesse des oscillations du média d'enregistrement équivaut à une vitesse de rotation de 96 000 tours/minute pour un disque dur traditionnel ! De plus, le temps d'accès est pratiquement nul. En comparaison, un SSD haut de gamme comme le ZeusIOPS de la firme STEC, utilisé par des géants tels qu'EMC ou IBM, peut délivrer 45 000 IOPS, avec un taux de transfert de 220 Mo/s en lecture et 115 Mo/s en écriture. Avec le HRD de DataSlide, il n'y a pas d'asymétrie entre la lecture et l'écriture, comme c'est toujours le cas avec les SSD, ces derniers utilisant de la mémoire flash alors que le HRD utilise un média d'enregistrement magnétique "standard", du moins dans son principe, sinon dans sa forme. Selon Charles Barnes, PDG de DataSlide, l'architecture massivement parallèle avec 64 têtes par surface pourrait saturer un bus PCI-Express 32x (32 lignes). Un HRD conjugue à la fois les qualités de fiabilité et de faible coût des disques durs classiques avec les performances et la faible consommation électrique des SSD. Typiquement, un HRD consomme quelque 60% de moins qu'un disque dur classique (moins de 4 W) et n'affiche aucune dissipation thermique au repos. Par ailleurs, un Hard Rectangular Drive est plus résistant aux chocs qu'un disque dur traditionnel. DataSlide est une société privée dont le siège est situé au Royaume-Uni, avec des succursales en France et aux États-Unis. La firme a des liens avec l'Université Carnegie Mellon aux États-Unis, les Universités de Cambridge, d'Exeter, du Sussex, de Sheffield et de Brighton au Royaume-Uni et de Paris-Sud en France. Son équipe dirigeante est composée d'anciens cadres d'entreprises comme Seagate, Connor, Quantum, Maxtor et Hewlett-Packard. DataSlide met l'accent sur le fait que son concept innovant de disque dur ne fait appel qu'à des technologies éprouvées qui ne nécessitent aucun nouveau process ni nouveaux outils de fabrication. Des pourparlers sont actuellement en cours avec des OEM et des acteurs majeurs du stockage de données en vue d'une intégration rapide de HRD. Ci-dessous : principe général de fonctionnement d'un HRD. D'après une illustration fournie par DataSlide.
Ci-dessous, organisation des données sur un disque dur classique et sur un HRD. D'après une illustration de DataSlide.
DataSlide affirme que le HRD est encore au stade de prototype et utilise l'enregistrement perpendiculaire, des têtes fabriquées selon une méthode classique (lithographie) et des traitements de verre tels que ceux des LCD. Si la technologie du Hard Rectangular Drive est originale à plus d'un titre, force est de reconnaître qu'elle s'inspire - du moins en partie - du concept Millipede d'IBM, mais en utilisant des procédés de fabrication "banals". Enfin, le prototype n'affiche qu'une capacité de 36 Go, bien inférieure aux disques durs classiques, et même à ce que peuvent offrir la plupart des SSD. En supposant que le HRD trouve l'écho attendu auprès des partenaires de DataSlide et des principaux acteurs du stockage de données, sa commercialisation pourrait intervenir d'ici à 3 ans. Affaire à suivre... Source : DataSlide |




Une firme britannique, DataSlide, a développé une technologie de disque dur potentiellement révolutionnaire et a annoncé un partenariat avec Oracle pour stocker la Berkeley Data Base dans un tel "disque" dur.
