Le stockage sur bandes magnétiques PDF Imprimer Envoyer
Dossier spécial stockage - Stockage magnétique
Par Jean-Baptiste Faure   
Dimanche 22 mars 2009 - 23:45
Loin d'être obsolètes, les bandes magnétiques constituent encore les principaux supports de sauvegarde. On peut bien se demander pourquoi, alors que les temps d'accès sont plus que médiocres comparés aux autres supports de stockage optiques ou magnétiques...

La raison est principalement...   psychologique ! En réalité, sur la quantité toujours croissante de données stockées, beaucoup sont obsolètes et totalement inutilisées. Mais on hésite à s'en débarrasser définitivement, et on préfère les sauvegarder d'une façon sûre et disponible, même sur des lecteurs de bandes dont le temps d'accès tourne autour de 30 secondes ! La sauvegarde sur bandes gagne du terrain en tant que sauvegarde dorsale.

La tendance actuelle est de stocker les données en cours d'utilisation, plus une copie sur disque dur. Et ensuite, 24 heures sont requises pour transférer ces données sur bande pour faire les deuxième, puis troisième versions, et ainsi de suite.

Dans l'hypothèse où les données sont sauvegardées pendant sept ans, ce qui correspond en général aux standards de l'industrie, il en résulte 20 copies de la totalité des données. Et bien sûr, il n'est pas envisageable de les stocker sur disque dur si on peut les stocker sur un média qui est cinq fois moins cher, ce qui est le cas des bandes magnétiques. A ce rythme, les solutions de sauvegardes sur bandes magnétiques devraient rester prédominantes au moins jusqu'en 2020 !

Pour les utilisateurs de PC de bureau, la sauvegarde sur disque dur ou média amovible représente un gain de temps rendant les données rapidement accessibles. En revanche, pour les serveurs et les data centers, la logique est différente. Actuellement, la capacité d'une seule cartouche approche les 100 Go, et peut même être double, avec un taux de transfert proche de 10 Mo/s et le dépassant dans de nombreux cas. Des systèmes comme les librairies de bandes peuvent archiver des téra-octets de données tout en les rendant accessibles en ligne assez rapidement. A une moindre échelle, les chargeurs automatiques de bandes constituent des solutions de stockage efficaces et fiables dans un environnement type serveur en réseau.  

Les caractéristiques des principaux formats de cartouches sont synthétisées dans le tableau ci-dessous :
 
 

Dénomination

Capacité en mode natif

Capacité avec compression matérielle 

Taux de tranfert en mode natif

Taux de tranfert en mode compressé

Spécificités

DDS-C

2 Go

4 Go

30 Mo/min

60 Mo/min

Pour PC de bureau

DDS-2

4 Go

8 Go

30 Mo/min

60 Mo/min

Format courant

Travan

10 Go

20 Go

60 Mo/min

120 Mo/min

En cours d'abandon

DDS-3

12 Go

24 Go

60 Mo/min

120 Mo/min

Format courant

DLT 20/40

20 Go

40 Go

90 Mo/min

180 Mo/min

Compaq

DDS-4

20 Go

40 Go

180 Mo/min 

360 Mo/min

Format courant

AIT 35 ou AIT-1

35 Go

70 Go

240 Mo/min

480 Mo/min

Compaq, LaCie

DLT 40/80

40 Go

80 Go

330 Mo/ min

660 Mo/min

Compaq, LaCie

AIT 50 ou AIT-2

50 Go

100 Go

360 Mo/min

720 Mo/min

Compaq, LaCie

M2 AME SmartClean

60 Go

150 Go

720 Mo/min

1800 Mo/min

Exabyte

Ultrium 1

100 Go

200 Go

900 Mo/min

1800 Mo/min

HP, IBM, Seagate

SuperDLTtape/SDLT

110 Go

220 Go

660 Mo/min

1320 Mo/min

Quantum, Compaq, LaCie

 
 
Parmi les principaux acteurs dans ce segment de marché on trouve Hewlett-Packard, Quantum, Exabyte, IBM, Compaq, Seagate  et LaCie, pour ne citer que ceux-là.

Les interfaces de ces périphériques sont en général le SCSI-2, l l'Ultra 2 SCSI LVD, et plus rarement l'ATAPI et l'USB (Travan). Pour sa part, LaCie connecte certains de ces périphériques en FireWire (DDS-3 et AIT 50), et Exabyte en Fibre Channel (M2).
 
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