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Page 1 de 2 Les axes de progrès En fait, tous les progrès qu'enregistrent les disques durs au cours de ces dernières années, ainsi que les futurs produits, tendent à améliorer quelques caractéristiques essentielles : - Le temps d'accès au disque et le temps de latence
- Le taux de transfert (ou "débit")
D'autres axes de progrès sont également à l'ordre du jour, comme la réduction du bruit de fonctionnement du disque et la réduction de la chaleur du disque en rotation, ces deux points étant particulièrement critiques pour les disques avec une vitesse de rotation supérieure ou égale à 10 000 tours/minute. La capacité de stockage C'est à la fois un argument publicitaire (plus, c'est mieux !), mais aussi un élément indispensable pour le stockage de nombreuses images, et mieux, de films au format MP4, de vidéos et autres longs documents multimédias. Les jeux en 3D sont également de gros consommateurs d'espace disque. En revanche, les applications bureautiques typiques sont beaucoup moins gourmandes en espace disque, et des disques de capacité moyenne, entre 10 et 20 Go, voire moins, suffisent dans la majorité des cas. Pour un disque dur dédié exclusivement au stockage, ni un débit important, ni un temps d'accès très faible ne sont importants, le critère prépondérant est la capacité du disque et son débit est secondaire. En gros, les disques actuels vont de 120 Go à 1,5 To en SATA et de 146 Go à 450 Go en SAS ou SCSI... Il est à noter que la capacité d'un disque (à modèle équivalent) n'a pas d'influence sur ses performances.
Un petit conseil cependant: il n'est pas utile d'acheter un disque dur de capacité faramineuse en pensant "préparer l'avenir", car le coût du Giga-octet baisse tellement vite qu'un "gros" disque dur acheté aujourd'hui ne sera vraisemblablement rempli qu'à 30% dans un an, et que ses performances seront dépassées de toutes façons !... Pour accroître la capacité des disques durs, les fabricants augmentent le nombre de plateaux et/ou accroissent la densité, qui s'échelonne de 7 à 40 Go/plateau pour les disques avec interface IDE, comme c'est le cas pour le Caviar WD1200BB de Western Digital, et de 3 à 18 Go/plateau pour les disques SCSI.
La densité ne doit pas être confondue avec la densité surfacique, qui s'exprime en Gbits/in2, c'est-à-dire en Giga-bits (pas octets!) par pouce carré (1 in2 = 6,45 cm carré) L'augmentation de la densité surfacique est en quelque sorte le Saint Graal des fabricants de disques durs et des chercheurs, et pour cause: celà permet d'accroître la capacité du disque, bien sûr, mais aussi d'en augmenter le taux de transfert, indépendamment de l'interface, qui intervient aussi à ce niveau! Une remarque toutefois, contrairement à ce que l'on pourrait penser, le nombre de Go/plateau (la densité) n'est pas toujours proportionnel à la densité surfacique. Pourquoi? Tout simplement parce que la totalité de la surface n'est pas forcément utilisée sur le plateau, certains disques n'utilisant que l'extérieur afin de conserver une vitesse linéaire reltivement constante entre le début et la fin du disque. Prenons l'exemple de deux disques durs SCSI récents et de très hautes performances: le Maxtor Atlas 10K III et le Seagate Cheetah X15. Le Maxtor a une densité surfacique de 17,9 Gbits/in2 et une densité de 18,4 Go/plateau, alors que le Seagate a une densité surfacique de 7,2 Gbits/in2 et une densité de 3,6 Go/plateau. Il apparait donc que le Seagate utilise plus l'extérieur des plateaux que le Maxtor mais qu'à capacité égale, il fait appel à quatre plateaux contre seulement un pour le Maxtor. Nous sommes faces à deux choix technologiques radicalement différents.
Pour la petite histoire, notons que le record en matière de densité surfacique est détenu par... IBM, avec un disque dur développé dans ses laboratoires qui atteignait en 1999 la valeur de 35,3 Gbits/in2! Bien entendu, il ne s'agissait pas d'un disque de production. Le record pour un disque dur de production est détenu par le Maxtor Atlas 10K III, avec une densité surfacique de 17,9 Gbits/in2 (voir plus haut). En comparaison, la densité surfacique du Seagate ST-506 de 1980 (l'époque des tous premiers PC) atteignait péniblement les 0,004 Gbits/in2! Et le RAMAC de 1956 avait une densité surfacique de 2kbits/in2! Historiquement, jusqu'en 1988, le taux d'amélioration de la densité était de 29% par an, donnant le double de densité tous les trois ans. Depuis cette date, le taux s'est amélioré de 60% par an, quadruplant de densité tous les trois ans. 
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